Des Français à l’origine de la plus grande centrale solaire de Zambie

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En mars dernier, le parc solaire de Bangweulu a été inauguré par le président zambien Edgar Lungu. D’une capacité de 54 Megawatt, cette infrastructure réalisée par l’entreprise française NEOEN fournira en électricité environ 27500 foyers zambiens pendant 25 ans pour le prix au kilowattheure le moins cher d’Afrique subsaharienne.

Une réussite franco-zambienne

C’est en 2016 qu’a été lancé le projet d’un parc solaire aux abords de Lusaka, au centre de la Zambie. Ce projet s’inscrit dans le programme de la Banque Mondiale « Scaling Solar » visant à encourager les entreprises privées à investir dans l’énergie solaire. Grâce à cette initiative, et au soutien de la Société Financière Internationale (SFI/IFC du groupe Banque Mondiale) et de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l’entreprise française NEOEN a bénéficié d’un financement de 39 millions de dollars – pour un investissement total de 56 millions de dollars – qui lui a permis de construire ce qui est désormais la plus grande centrale solaire de Zambie.

Pendant l’année qu’a duré le chantier, environ 850 personnes, dont une grande majorité de Zambiens, ont travaillé sur ce site et ont contribué à l’installation des quelques 453.000 panneaux solaires.

Former des acteurs locaux à la gestion du site est l’une des priorités de l’entreprise NEOEN. « La seule raison qui justifie d’avoir des expatriés c’est que certaines technologies et expertises ne sont pas là sur le court terme », selon M. Mathieu Legouix, directeur de NEOEN en Zambie. « Mais nous resterons 25 ans sur place, et nous avons tout intérêt à former des Zambiens sur place, et à faire en sorte que d’autres nouveaux visages du projet soient zambiens ».

Un projet d’avenir

A bien des égards, le succès du parc solaire de Bangweulu résume à lui seul les atouts indéniables de l’énergie solaire sur le marché de l’électricité renouvelable. Le premier, et le plus visible, est sa rapidité. Selon M. Mathieu Legouix, « alors qu’un large projet hydroélectrique prend une dizaine d’années et implique de nombreuses études d’impact, nous avons mis moins de 3 ans depuis l’annonce des résultats de l’appel d’offres à injecter de l’électricité dans le réseau ». L’autre avantage est le faible coût de l’énergie produite, dont témoigne bien le record détenu par le site de Bangweulu, qui produit l’électricité solaire la moins chère d’Afrique subsaharienne.

Pour autant, ces atouts de l’énergie solaire n’empêchent pas NEOEN d’envisager d’autres projets en Zambie, en misant sur une diversification des sources d’énergie. Cette entreprise dispose en effet d’une expertise sur d’autres technologies comme l’éolien, ou encore le stockage d’énergie (batteries). A l’image de la plus grande batterie de stockage du monde que le groupe a installé en Australie, NEOEN serait prêt à mettre en place d’autres projets innovants en Zambie, pour continuer à prendre part à ce secteur en expansion dans le pays.

L’électricité en Zambie : un marché en expansion

« En Zambie, le besoin en énergie est là et ne va pas disparaître », selon M. Legouix, qui souligne le nombre croissant de projets de centrales qui se développent dans le pays. A côté des Français de Neoen, apparaissent ainsi des projets de nombreuses autres nationalités, comme le parc solaire de Ngonye, installé par les Italiens de Enel Green Power. Plus récemment, trois groupements, dont l’un comprend les Italiens de Building Enery, ont remporté un appel d’offre pour la construction de plus petites centrales dans le pays.

L’électricité renouvelable est donc un secteur en pleine expansion en Zambie, et il y a fort à parier que des entreprises françaises comme NEOEN continueront dans l’avenir d’y faire valoir leur expertise et leurs technologies de pointe.

Après 3 ans en Zambie, M. Mathieu Legouix a annoncé la fin de sa mission pour la mi-juin 2019. Son Excellence Monsieur Sylvain Berger, Ambassadeur de France en Zambie, tient à le féliciter pour le travail remarquable qu’il a accompli en tant que directeur de NEOEN en Zambie, mais aussi pour son investissement comme conseiller du Commerce extérieur français (CCEF). Il lui souhaite beaucoup de succès dans la suite de sa carrière professionnelle.

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Dernière mise à jour le : 25 juin 2019
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